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2014

Revue de presse 2014/10/11 : LNC PORTÉS PAR LES EAUX

La classe préparatoire d’ATS (adaptation technicien supérieur) du lycée Jules-Garnier a présenté cette semaine le bilan de son projet sur le thème de l’eau. Qui s’est achevé par un voyage de dix jours en Australie, en août.


Pendant leur voyage, les dix-huit lycéens ont visité une usine de dessalement à Wonthaggi, au Sud de Melbourne.
Photo ATS Jules-Garnier

Tandis que les classes préparatoires physique technologie (PT) et physique, science de l’ingénierie (PSI) du lycée Jules-Garnier fêtaient, cette semaine, leur vingtième anniversaire, leur petite sœur, la classe adaptation technicien supérieur (ATS), présentait de son côté son projet annuel : un travail en profondeur sur un thème en lien avec l’eau, « l’or du XXIe siècle ». « Nous avons fait évoluer le projet en travaillant cette année sur l’eau dans les mines », souligne Laurent Bècle, professeur de sciences industrielles, référent de la classe préparatoire d’ATS. Les dix-huit élèves ont passé l’année à rechercher des partenaires financiers (le projet coûte entre 4 et 4,5 millions de francs) et à suivre des cours en anglais sur les technologies liées au traitement ou au dessalement de l’eau. « Un ingénieur de la Calédonienne des Eaux est également intervenu pour faire un point local », poursuit Georgina Robat, professeur d’anglais, également à l’initiative du projet. Histoire de pouvoir donner des réponses aux questions des ingénieurs australiens. Car le clou du projet était un voyage de dix jours chez nos voisins anglo-saxons, qui a eu lieu au moins d’août.

Technologie. Mines de bauxite et d’or à Perth, centre de traitement, usine de dessalement, découverte des laboratoires d’études sur l’eau à Melbourne… les lycéens ont découvert la pointe de la technologie en la matière. « Heureusement qu’on avait appris les termes techniques avant les visites ! », relève Mélanie. Certains d’entre eux n’avaient jamais quitté le Caillou. « Ils se sont retrouvés au milieu d’une ville de plus de 3 millions d’habitants, traversée par un tramway, c’était impressionnant », note le professeur de sciences industrielles.

Plus. Au-delà de la sortie scolaire, le projet présente un réel avantage pour les candidatures des élèves. « Les autres prépas de France ne font pas ça », remarque Thomas. 70 % des entrées aux grandes écoles nationales se font sur dossier contre 30 % sur concours et les professeurs de la classe préparatoire d’ATS ont constaté qu’aucun élève calédonien n’était jamais pris sur dossier. « C’est l’image cocotier », se désole Laurent Bècle, qui a initié, depuis trois ans, ce projet, hors programme, afin de valoriser les jeunes et leur formation. « Quand le jury examinera nos dossiers, il verra notre implication et saura qu’on est de bons éléments », ajoute Mélanie. Ouverte uniquement aux BTS industriels, la classe préparatoire d’ATS souhaiterait orienter l’année prochaine son projet autour des énergies renouvelables. Toujours en lien avec l’eau. Une problématique par laquelle les élèves se sentent concernés. « C’est d’actualité chez nous comme partout dans le monde », remarque Laura. « Et ça nous ouvre des pistes de travail », renchérit Christophane.

Nelly Albérola

Mise à jour : 13 novembre 2014

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