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Revue de presse 2016/04/02 : LNC DES LYCÉENS SUR LA TRACE DES ENGAGÉS KANAK


Nouville, le 1er avril. Le travail de recherche des lycéens s’inscrit dans le cadre d’un projet d’établissement labéllisé du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Photo A.P.

Hier, des élèves de première S de Jules-Garnier étaient aux archives territoriales, à la recherche d’informations sur les engagés kanak durant la Première Guerre mondiale.

Dans une des salles de travail des archives territoriales, Eymerick décortique une à une les fiches des engagés kanak dans la Première Guerre mondiale : numéro de matricule, nom, prénom, date et lieu de naissance, profession, date d’enrôlement, date et lieu de décès. « On remarque qu’ils viennent beaucoup des Îles, résume-t-il en analysant ses données. Je m’attendais à ce qu’il y en ait plus de la Grande Terre. » Comme tous ses camarades de sa classe de Première, il établit un profil sociologique de ces engagés volontaires, partis dès juin 1916.

Au nombre de 1137, on sait relativement peu de choses sur eux, indique Thomas Feldstein, professeur d’histoire à Jules-Garnier : « C’est un véritable travail d’historien qu’ils font. C’est aussi l’occasion de découvrir une réalité : l’état civil pour les Kanak était optionnel. » Une fois la synthèse réalisée, elle sera envoyée dans un lycée à Canberra avec lequel l’établissement de Nouville est jumelé pour une troisième année, en échange d’une recherche équivalente sur les engagés aborigènes.

Avec déjà une vingtaine de matricules analysés, Mickael avance bien : « C’est intéressant comme travail, c’est détaillé. Et cela rend la guerre plus réelle. » Ce n’est pas la timide Pauline de Lifou qui le contredirera : « Je reconnais des noms, comme Haeweng. Ce sont des noms dans ma famille. »

Aude Perron

Mise à jour : 30 mai 2016

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