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Revue de presse 2016/05/05 : LNC 1 200 ARBRES PLANTÉS PAR LES ÉLÈVES DU LYCÉE JULES-GARNIER


Les élèves de Jules-Garnier ont été mis à contribution, hier matin, lors de la 6e édition de la matinée consacrée à l’environnement.
Au programme : plantation d’arbres, peinture et stands éducatifs.

Depuis que l’opération existe, 4 080 arbres de forêt sèche ont été plantés, soit 5 280 en comptant ceux d’hier. Il s’agit de protéger la forêt sèche et de valoriser les 19 hectares de terrain que compte le lycée.

Classe après classe, accompagnés par leur professeur respectif, les élèves, un pied d’arbre à la main, s’apprêtent à grimper sur la colline qui surplombe le lycée Jules-Garnier, pour mettre en terre pas moins de 1 200 jeunes plants. Ils vont venir repeupler la forêt sèche, aujourd’hui envahie par le faux mimosa. Une initiative dans le cadre de la 6e édition de la matinée consacrée à l’éducation, à l’environnement et au développement durable.

Reboiser la forêt sèche endémique

Avant le départ, Florian Dekoninck, de Cagoutrek, entreprise d’aménagement d’espaces naturels, donne les consignes à respecter pour que la pousse prenne. « Vous prenez une pousse et de l’hydrorétenteur. Vous allez la mettre dans le trou, mélanger avec de la terre et planter. Il ne faut pas que ça dépasse la hauteur du pot. »

Sur place, les trous sont déjà creusés et marqués par un piquet orange. « Cela permettra de reconnaître ceux qu’on plante cette année, des autres. » Sans oublier l’aspect sécurité. « On a mis des rubalises pour indiquer les endroits qu’il ne faut pas toucher, précise Florian Dekoninck, car il y a des guêpes. » Les jeunes n’ont plus qu’à choisir entre les plants d’espèces de forêt sèche, il y en a dix, et de santal.

L’élève acteur

Julia Nouard, assistante de coordination au pôle forêt sèche du Conservatoire des espaces naturels, partenaire de l’opération, les attend sur le lieu de plantation. « On a dégagé la zone pour ne pas que les pieds étouffent. Quand ils grandiront, ils prendront le pas sur le mimosa », explique-t-elle. L’idée est de reboiser avec des espèces qui sont endémiques à Nouville et de faire revivre la forêt sèche. « Cela permet de protéger, poursuit Julia Nouard, et de recréer de la connectivité entre les différents îlots de forêt sèche. »
Une initiative bien perçue par les lycéens. C’est la première fois que Leslie, en terminale ES, participe à ce genre d’opération. « C’est bien pour le développement durable et pour la nature. On coupe des arbres, alors il faut en replanter. » Patrick Rétali, proviseur, accompagne les élèves. « Le cadre du lycée est exceptionnel, alors on a envie de le valoriser, et puis de faire participer les jeunes. Comme on dit, l’action vaut mieux que tous les discours. »

Ce n’est pas la seule action au programme de la matinée, dans cet établissement labéllisé E3D, École en démarche de développement durable, depuis l’an dernier.

Dans le bâtiment I, des jeunes en combinaison blanche repeignent les murs des salles de classe et recouvrent les tags. Un peu plus loin, une classe de seconde décore un couloir avec des dessins. « On embellit notre lycée, s’exclament Alicia et Luana. Peut-être que les gens comprendront mieux qu’il faut respecter et que le dessin remplacera les tags ? »

Enfin, sous le forum, de nombreux stands d’institutions et d’associations, parmi lesquels Mocamana, Male’va, Sea Sheperd, donnent des informations sur la protection de la nature et sur le recyclage des déchets. Pour Patrick Rétali, « c’est une façon pour les élèves de s’approprier leur lycée. »

Anne-Claire Pophillat

Mise à jour : 17 juin 2016

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