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Revue de presse 2016/05/19 : LNC LES JEUNES DE JULES-GARNIER DÉCOLLENT POUR UN NOUVEL EXPLOIT

L’athlétisme scolaire est une discipline qui se pratique par équipes, en course, saut et lancer, et à la fin c’est toujours le lycée nouméen qui gagne. Tour d’horizon de l’équipe 2016, qui vient de partir pour les championnats de France.


Nouméa, le 11 mai.
Les lycéens de l’équipe de Jules-Garnier ont posé devant le Spartiate, symbole de l’établissement, avant de partir pour Limoges où se tiendront les championnats de France, du 25 au 27 mai.
Photos Thierry Perron

Les tauliers

Quand il évoque Pierre-Henri Poaniewa, le coach Eric Reuillard ne tarit pas d’éloges. « C’est presque l’entraîneur adjoint. Pas sur le côté technique, mais sur le côté humain et de par sa place dans le groupe. » Il faut dire que l’élève de terminale en est à sa troisième participation et compte deux titres. La seule incertitude autour de cet athlète jugé « complet » par Reuillard, c’est qu’il passe cette année en catégorie juniors. « Il était parmi les meilleurs français en cadets, il va devoir faire pareil en juniors. » Il sera engagé sur 100 mètres et en lancer de disque.

Chez les filles, Goélanne Rossignol tient également ce rôle de capitaine d’équipe. Cette coureuse de demi-fond a l’expérience des grands rendez-vous avec notamment une participation aux derniers Jeux du Pacifique en Papouasie.

Les valeurs sûres

Avec eux, l’équipe est presque sûre de faire le plein de points en vue du classement des équipes. Ashley Bologna a, lors des qualifications à la fin du mois dernier, lancé son poids à 13,90 m. Une pareille performance lui assurerait presque le maximum de points possible. Avec un temps de référence au 100 m sous les douze secondes, Esther Wejieme est dans le même cas de figure en sprint. De son côté, Jeanne Watha a montré qu’elle était solide au javelot. « C’est une guerrière, estime Eric Reuillard. Quoi qu’il se passe, elle ne lâchera rien. »

Chez les garçons, l’équipe de Jules-Garnier pourra compter sur Victor Waïa Waiemene. Au javelot, il a lancé à 54,90 mètres. Mais, depuis, il frôle les 58 mètres. « Il pourrait passer les 60 mètres aux France, » avance l’entraîneur. Ulric Buama apportera lui toute sa pugnacité. « Il avait dû rater deux semaines d’entraînement à cause d’un problème personnel, explique Eric Reuillard. Mais il a réussi à rattraper son retard. Il a beaucoup de mérite. »

Les nouveaux

« Chaque année, c’est environ un tiers des élèves qui quitte le groupe puisqu’ils ont terminé le lycée », estime Patrick Retali, le proviseur du lycée Jules-Garnier. Pour les France à Limoges, les nouveaux entrants seront au nombre de cinq. Deux chez les filles, Jarisse Wimian et Floriane Kapo Konhu, et trois chez les garçons, Bruno Devillers, Felise Vahai Sosaia et Ruben Houmbouy. « Pour tous, je ne me fais pas de soucis concernant leurs qualités athlétiques, explique le coach. La principale interrogation, c’est leur capacité à gérer la compétition. » C’est la première fois que Bruno Devillers sort du Caillou et la première fois qu’il va concourir face à d’autres coureurs lors du 800 m. « En Calédonie, il est toujours seul lors des meetings dans sa catégorie d’âge. » Certains péchent également par jeunesse. C’est le cas de Floriane Kapo Konhu, la sœur de la volleyeuse Aurélie. « Elle n’a pas encore eu le déclic qui lui permettrait d’exploiter tout son potentiel. Elle n’arrive pas encore à se faire mal à l’entraînement pour arriver à être très forte. »
Reuillard, le stratège de Jules-Garnier

En 2006, il avait succédé à son oncle Otillio d’Almeida à la tête de l’équipe UNSS de Jules-Garnier après avoir été l’un des membres de l’équipe. Aujourd’hui, Eric Reuillard garde toujours l’envie de voir son lycée tout en haut dans le classement national. « C’est sûr qu’un jour on sera battu, tempère-t-il. Mais si c’est le cas, je veux que ce soit parce qu’on est tombé sur plus fort. »

Hormis son rôle d’entraîneur, le perchiste médaillé d’or des Jeux du Pacifique 2007, 2011 et 2015 a la lourde tâche de composer l’équipe. Et pour ça, il doit manier l’art de la stratégie. « Chaque élève ne peut prendre part qu’à deux épreuves, il faut donc bien choisir qui fait quoi pour maximiser le nombre de points que l’équipe va rapporter. »

31 ans.

La durée depuis laquelle le lycée Jules-Garnier rapporte au moins un titre de champion de France, en filles ou garçons, cadets ou minimes.

Mathieu Ruiz Barraud

Mise à jour : 28 juin 2016

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