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Revue de presse 2016/07/28 : LNC GRAFFER SUR DES TOILES PLUTÔT QUE SUR LES MURS DU LYCÉE

Des élèves du lycée Jules-Garnier et des jeunes en service civique ont réalisé des graffs sur des tableaux qui sont exposés dans l’établissement. Un moyen, pour eux, de s’exprimer et de valoriser leur talent.


Lycée Jules-Garnier, mercredi 27 juillet. Lors d’une démonstration, Axel Bako, bien qu’un peu intimidé, a initié le proviseur, Patrick Rétali, à cet art de la rue. Photo S.B.
Sophie Boltz

Des graffs, oui. Mais, sur des toiles cette fois. C’est le défi que l’équipe éducative du lycée polyvalent Jules-Garnier a lancé à certains de ses élèves. Aidés notamment par un éducateur et par un intervenant artistique, une cinquantaine de lycéens et six jeunes en service civique se sont munis de bombes de peinture et de pinceaux pour réaliser des graffs sur plusieurs tableaux. En noir et blanc ou en couleur, ces œuvres, qui trônent dans la cour de l’établissement, font la fierté des élèves. Et ce n’est pas Axel Bako qui dira le contraire.

« On m’avait déjà demandé de graffer sur des murs à Koné. J’adore ça, car on peut exprimer ses émotions. C’est ma passion. Ce projet nous permet de faire découvrir ce qu’on est capable de faire », explique cet élève en classe de terminale en STI 2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) qui manie la bombe avec dextérité.

De son côté, l’équipe éducative est enthousiasmée par ce projet qui mêle expression artistique et prévention contre les tags et les graffitis sur les murs du lycée. « Nous voulions offrir un espace d’expression à nos lycéens. Ils peuvent désormais signer leur passage sur la toile, indique le proviseur, Patrick Rétali. C’est aussi une manière pour eux de s’approprier l’établissement qui est confronté à des problèmes d’incivilité en raison des graffs sur les murs. Grâce à ce projet, ils peuvent convertir un acte négatif en acte positif. »


Le vivre ensemble

Un projet positif, donc. Et partagé. Parmi les nombreux intervenants, le sculpteur Malko a fait découvrir son savoir-faire aux élèves. Leur travail a donné naissance à un poteau taillé dans du houp, un bois endémique. « Nous avons repris quelque chose qui reste dans leur tradition. Ce poteau, qui est inspiré de l’art kanak, restera ici. C’est une protection qui évoque l’esprit du vivre ensemble », souligne le sculpteur installé à Bourail. Le travail artistique mené au lycée Jules-Garnier ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Prochains projets ? Une fresque sur la nature devrait être exposée à l’internat ainsi qu’une œuvre sur la nature entrant en confrontation avec l’homme devrait être visible au CDI.

Mise à jour : 12 septembre 2016

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